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TOURISME AU JAPON : UN WEEK-END DÉCOUVERTE À NAGASAKI

Le Japon regorge de multiples régions touristiques, prêtes à accueillir et à charmer les touristes qui prennent le temps de s’y aventurer, et Nagasaki en fait définitivement partie. Et bien que le nom de la ville de Nagasaki, à cause des événements tragiques du 9 août 1945, soit connu de tous, la ville ne figure que rarement dans la liste des visites incontournables de l’archipel pour les voyageurs internationaux ou encore les étrangers établis au Japon. Cependant, ce serait rater l’occasion de passer un délicieux week-end, loin du tumulte des grandes villes, entre histoire, culture, dépaysement et gastronomie.

L'HISTOIRE DE NAGASAKI, SUR L’ÎLE JAPONAISE DE KYUSHU

A l’extrême ouest du pays, sur l’île de Kyushu, la plus méridionale des quatre îles, Nagasaki est une ville attachante à taille humaine, qui se laisse facilement explorer par le voyageur curieux. Avec son histoire passionnante, mais souvent dramatique, la ville possède une atmosphère particulière de légèreté et de paix qui offre des conditions idéales de visite, grâce également à un climat subtropical humide qui offre des hivers relativement doux et des étés chauds, agrémentés de l’air du rivage. Son histoire a surtout été mise au devant de la scène internationale, suite au second bombardement américain pendant la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, nous aurions tort d’occulter la naissance de cette ville, riche fresque historique d’un pan de la colonisation de l’époque, avec ici, l’aide du hasard. Car, en 1543, c’est l’échouement accidentel, sur les rives de la préfecture de Kagoshima d’un bateau portugais, qui provoque le destin de cette région de l’archipel.

Les Portugais s’installent alors à Nagasaki et deviennent les partisans de la construction du port, rendant la ville extrêmement prospère au XVIe siècle. C’est ainsi que le christianisme se développe dans la région. Malheureusement, l’avenir n’a été que persécutions et martyre pour les chrétiens japonais et étrangers de la ville. Des personnalités politiques au pouvoir important (Toyotomi et Tokugawa) se sont violemment opposées à la religion chrétienne, ordonnant régulièrement des expulsions jusqu’aux périodes de persécutions brutales entraînant tortures, crucifixions et exécutions, comme pour les tristement célèbres Seize martyrs de Nagasaki. Ce groupe de femmes et d’hommes, Japonais et étrangers, ont été mis à mort entre 1633 et 1637 par simple haine aveugle de la religion chrétienne. Trois cents ans plus tard, un autre destin tragique frappe la ville de Nagasaki : la bombe atomique américaine, Fat Man, explose à 580 mètres d’altitude à 11h02 du matin, le 9 août 1945. Trois jours après Hiroshima, le Japon perd une nouvelle fois 35 000 de ses concitoyens dans d’atroces conditions.

LE TOURISME D'AUJOURD'HUI DANS UNE VILLE RECONSTRUITE

Visiter Nagasaki, le temps d’un week-end, permet aux voyageurs de goûter à un aperçu enrichissant de l’histoire et de la culture japonaise. Les premiers pas dans la ville de Nagasaki peuvent se faire le long du port, pour s’imprégner de l’atmosphère générale et se régaler des vues sur la baie et les bateaux, tout en dégustant le champon, un plat complet de nouilles japonaises de la région de Nagasaki. Et puisque l’art n’est jamais loin dans cette ville japonaise, le magnifique Musée d’art de la préfecture de Nagasaki invite à une pause culturelle incontournable, à la découverte d’une collection impressionnante d’art espagnol, plutôt rare au Japon. Et puisque l’on évoque la rareté, l’église d’Oura (ou église des Vingt-Six-Martyrs) est une découverte unique dans la ville portuaire. Cette église catholique, qui serait d’ailleurs la plus ancienne église du Japon, a été construite en 1853 après la chute de la politique d’isolement (sakoku). Elle a été également classée Trésor national du Japon en 1933. Sa visite interpelle et surprend, car son architecture unique mélange des éléments autant japonais qu’européens, ce qui fascine assurément le voyageur qui en pousse les portes. L’histoire du christianisme au Japon, qui y est développée, est également très captivante.

La pause gastronomique s’impose pour assurer aux promeneurs un spectacle culinaire raffiné. Une visite dans le restaurant de luxe, Kagetsu, comblera instantanément tous les amoureux de la culture nippone avec un grand C. Hautement recommandé, Kagetsu propose des incontournables de la cuisine de la région, inspirée par la Chine, le Japon et le Portugal. Des saveurs exquises qui explosent en bouche pour une expérience sensationnelle. Dithyrambique oui, car Kagetsu compile une savoureuse sélection des charmes du Japon : un cadre magnifique, entre jardin et bâtiment classé, une haute gastronomie des plus subtiles et un spectacle de geisha (voir photo), qui émerveille le client heureux. Une adresse immanquable qui trône en haut des listes des excursionnistes d’un week-end.

Visiter Nagasaki, c’est aussi faire un voyage dans les souvenirs tragiques du XXe siècle. Jumelées par l’horreur, les villes d’Hiroshima et de Nagasaki offrent aux visiteurs des vestiges et des sites commémoratifs pour ne jamais oublier les événements atomiques. Hiroshima aurait d’ailleurs tendance à faire de l’ombre, en ce qui concerne le tourisme de mémoire, à sa consœur du Kyushu (d’autant plus qu’Hiroshima n’est qu’à 4h de train de Tokyo, contre 7h30 pour Nagasaki), mais il serait dommage de ne pas se plonger dans le souvenir intense que réveille une promenade dans la ville de Nagasaki. Le patrimoine y est très riche pour cette partie de l’Histoire moderne. Une balade thématique, plan à la main, est une expérience enrichissante, teintée de mélancolie. Et comme pour Hiroshima, la visite du Musée de la bombe atomique de Nagasaki est inéluctable lors d’un séjour dans la ville. Et le message général, qui se dégage de Nagasaki aujourd’hui, est définitivement orienté vers la paix.

LES ALENTOURS TOURISTIQUES DE NAGASAKI

Destination unique en son genre, insolite et mémorable, l’île de Gunkanjima (ndlr Hashima de son vrai nom) est une excursion incontournable à partir de Nagasaki. Ile urbanisée à la dense activité minière, elle est depuis de nombreuses années laissée totalement à l’abandon pour le plus grand plaisir des visiteurs à la recherche de dépaysement. L’île fantôme est un lieu fascinant et atypique qui mérite véritablement le détour. Nous vous en parlions, tout en détails, dans un article dédié à ce lieu lunaire. Dans un registre différent, qui se rapproche cependant d’un tourisme à la recherche de paysage mystique et envoûtant, les enfers volcaniques du Mont Unzen (Unzen Jigoku) offrent un décor d’excursion absolument énigmatique. Cette chaîne de volcans en activité, dans la péninsule de Shimabara, est un écrin de promenades, sorti tout droit d’un film illuminé. Les fumerolles, qui émanent du sol, procurent une atmosphère très particulière, ce qui rend la balade à travers les montagnes, presque irréelle. Les petits chemins que l’on emprunte sont des plus charmants. La vue au sommet récompense également les quelques efforts à fournir, le sourire aux lèvres.

A 1h30 de train, Shimabara ne peut être dissocié d’un séjour à Nagasaki, car ce qu’elle a à offrir aux visiteurs curieux est un véritable émerveillement. Loin de l’image générale que l’on peut avoir du Japon urbain, Shimabara est une ville calme et très agréable, à l’atmosphère traditionnelle et envoûtante. Près du château de Shimabara, le quartier de Shinmachi reçoit tous nos éloges. Il est d’ailleurs très connu pour ses nombreuses sources qui coulent à travers les longs canaux de la ville, là où nagent des centaines de carpes aux délicates couleurs. On aime surnommer ce quartier « la ville où nagent les carpes ». Les nombreux pavillons et monuments traditionnels offrent un cadre élégant et charmant pour tous les excursionnistes. La visite de Shimabara est la parfaite conclusion à un week-end à Nagasaki et ses alentours, soit pour découvrir un aperçu du Kyushu lorsque l’on est en voyage au Japon, soit pour quitter le tumulte des grandes villes, le temps d’un week-end, lorsque l’on vit dans le pays. Depuis Tokyo, il est préférable de se rendre à Nagasaki en avion (1h45 environ avec les compagnies aériennes japonaises pour un montant avoisinant généralement les 230 euros aller retour), quand le train demandera de prendre 7h30 de son temps avec un ticket aller à 26.000 yens (192 euros environ). Les charmes de Nagasaki et sa région n’attendent plus que vous.

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