sumo au Japon

LE SUMO AU JAPON

Art martial qui remonte à la nuit des temps, le sumo ne semblait être au début qu'un rite religieux prenant la forme d'un combat entre deux lutteurs masculins. Des récits de 712 tirés du plus vieux livre d'écriture japonaise, le Kojiki, mentionnent une légende vieille de 2500 ans selon laquelle le sort des îles japonaises dépendit d'un combat entre deux divinités. Le vainqueur, Takemikazuchi, serait selon cette légende l'ancêtre du présent empereur. Les origines du Japon semblent donc liées avec l'histoire du sumo, sans que l'on puisse déterminer s'il a été influencé par d'autres formes de combat.

Sport ancestral, le sumo était au départ un combat basé sur l'instinct, basique et très violent, qui pouvait aller jusqu'à la mort. Utilisé d'abord comme rituel agricole pour obtenir auprès des dieux de bonnes récoltes, il était alors accompagné de prières et de danses sacrées. Devenu rite funéraire puis rite pour la paix et la prospérité du pays, la discipline est ensuite passée au rang de distraction dans les cours des palais avant de s'organiser en tournois. Les règles et les techniques s'affinant, il a su évoluer avec le temps mais le côté religieux et cérémoniel a toujours été maintenu. S'officialisant petit à petit et devenu professionnel au début de la période d'Edo (1603-1867), il est désormais mondialement connu comme le sport national japonais.

Le lutteur de sumo, également appelé "rikishi", est toujours considéré comme un demi-dieu au Japon, où l'année est rythmée par six saisons, correspondant à six grands tournois. Tous les deux mois, les meilleurs sumotori de l'archipel se disputent la victoire lors d'un de ces tournois pour espérer obtenir le titre de yokozuna, le champion suprême. Cela faisait presque vingt ans que le Japon n'avait pas eu de yokozuna national quand Kisenosato, après sa victoire au tournoi de janvier 2017, est devenu le 72ème de l'histoire de ce sport. Ce qui a eu pour effet de redynamiser l'engouement des Japonais pour la discipline, surtout auprès des plus jeunes qui la considèrent comme vieillissante et peu intéressante au regard du baseball ou du football.

PRÉSENTATION DU SUMO

"Le sumo est un sport noble qui n'est pas tout à fait comme les autres. Il est chargé d'éléments qui en font le miroir de toute une culture, un art à part entière. En même temps, le sumo est l'expression de la manière d'être et de la conception de la vie de chaque individu, bien plus qu'une lutte de force ou de virtuosité. S'il est bien connu que la souplesse, l'agilité des réflexes sont des facteurs aussi importants que la différence de poids entre les deux adversaires, leur disposition d'esprit leur état d'âme comptent encore d'avantage que tous ces éléments réunis.
" Mémoires d'un lutteur de sumo (KIRISHIMA Kazuhiro) - Picquier Poche 2001.

Si vous pensiez que le sumo était juste une affaire de dispute (le terme signifie littéralement "frapper mutuellement") entre deux hommes qui ont un peu trop mangé durant leur entraînement, vous avez tout faux. Car malgré leurs apparences, les sumotori sont des athlètes musclés. Un poids important leur procure une meilleure stabilité et une supériorité sur les plus légers mais ça n'est pas la seule qualité requise. Car, même si les combats ne durent généralement que quelques secondes, le sumo est un corps-à-corps intense qui nécessite une maîtrise des techniques de combat, des réflexes aiguisés, un bon sens de l'équilibre, de la force, de la souplesse et de la rapidité.

Pour gagner le combat, le sumotori doit faire tomber son adversaire (il suffit de le faire toucher le sol par une partie autre que la plante des pieds) ou de le pousser en-dehors des limites du terrain de jeu. Celui-ci est un cercle d'à peine 4,5 mètres de diamètre, recouvert de terre battue et de sable, qui se trouve au centre d'un petit ring carré en argile de 5,5 mètres de côté. Ce ring, appelé "dohyo", est aménagé sur une base de 50 cm et il est reconstitué pour chaque tournoi. Pour arriver à défaire son adversaire, le sumotori a à sa disposition un certain nombre de techniques appelées "kimarite". Alors qu'il y en avait 48 à l'origine, ce nombre est passé à 70 en 1960 et, depuis 2001, à 82 prises qu'il aura apprises durant sa longue et difficile formation. Certains coups sont interdits comme ceux assainés avec les poings fermés, les prises visant certains points vulnérables du corps (la gorge, les yeux, les oreilles), les coups de pied sur la poitrine ou la taille et le tirage de cheveux. S'il aboutit rarement à des KO, l'impact lors du premier contact, après la poussée des combattants, est extrêmement violent. Imaginez deux poids-lourds qui se jettent l'un contre l'autre de toute leur force et regardez la vidéo ci-dessous du jeune Ryutaro terrassé par une manchette de son adversaire pour vous en faire une idée plus précise.

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