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SUMO : RÈGLES, TOURNOIS ET TRADITIONS JAPONAISES

Art martial qui remonte à la nuit des temps, le sumo ne semblait être au début qu’un rite religieux prenant la forme d’un combat entre deux lutteurs masculins. Des récits de 712 tirés du plus vieux livre d’écriture japonaise, le Kojiki, mentionnent une légende vieille de 2500 ans selon laquelle le sort des îles japonaises dépendit d’un combat entre deux divinités. Le vainqueur, Takemikazuchi, serait selon cette légende l’ancêtre du présent empereur. Les origines du Japon semblent donc liées avec l’histoire du sumo, sans que l’on puisse déterminer s’il a été influencé par d’autres formes de combat.

Sport ancestral, le sumo était au départ un combat basé sur l’instinct, basique et très violent, qui pouvait aller jusqu’à la mort. Utilisé d’abord comme rituel agricole pour obtenir auprès des dieux de bonnes récoltes, il était alors accompagné de prières et de danses sacrées. Devenu rite funéraire puis rite pour la paix et la prospérité du pays, la discipline est ensuite passée au rang de distraction dans les cours des palais avant de s’organiser en tournois. Les règles et les techniques s’affinant, il a su évoluer avec le temps mais le côté religieux et cérémoniel a toujours été maintenu. S’officialisant petit à petit et devenu professionnel au début de la période d’Edo (1603-1868), il est désormais mondialement connu comme le sport national japonais. Le lutteur de sumo, également appelé rikishi ou sumotori, est toujours considéré comme un demi-dieu au Japon, où l’année est rythmée par six saisons, correspondant à six grands tournois. Tous les deux mois, les meilleurs sumotori de l’archipel se disputent la victoire lors d’un de ces tournois pour espérer obtenir le titre de yokozuna, le champion suprême. Cela faisait presque vingt ans que le Japon n’avait pas eu de yokozuna national quand Kisenosato, après sa victoire au tournoi de janvier 2017, est devenu le 72ème de l’histoire de ce sport. Ce qui a eu pour effet de redynamiser l’engouement des Japonais pour la discipline, surtout auprès des plus jeunes qui la considèrent comme vieillissante et peu intéressante au regard du baseball ou du football.

MIEUX COMPRENDRE LE SUMO ET SES RÈGLES

Si vous pensiez que le sumo était juste une affaire de dispute (le terme signifie littéralement “frapper mutuellement”) entre deux hommes qui ont un peu trop mangé durant leur entraînement, vous avez tout faux. Car malgré leurs apparences, les sumotori sont des athlètes musclés. Un poids important leur procure une meilleure stabilité et une supériorité sur les plus légers mais ce n’est pas la seule qualité requise. Car, même si les combats ne durent généralement que quelques secondes, le sumo est un corps-à-corps intense qui nécessite une maîtrise des techniques de combat, des réflexes aiguisés, un bon sens de l’équilibre, de la force, de la souplesse et de la rapidité.

Pour gagner le combat, le sumotori doit faire tomber son adversaire (il suffit de le faire toucher le sol par une partie autre que la plante des pieds) ou de le pousser en-dehors des limites du terrain de jeu. Celui-ci est un cercle d’à peine 4,5 mètres de diamètre, recouvert de terre battue et de sable, qui se trouve au centre d’un petit ring carré en argile de 5,5 mètres de côté. Ce ring, appelé dohyo, est aménagé sur une base de 50 cm et il est reconstitué pour chaque tournoi. Pour arriver à faire chuter son adversaire, le sumotori a à sa disposition un certain nombre de techniques appelées kimarite. Alors qu’il y en avait 48 à l’origine, ce nombre est passé à 70 en 1960 et, depuis 2001, à 82 prises qu’il aura apprises durant sa longue et difficile formation. Certains coups sont interdits comme ceux assénés avec les poings fermés, les prises visant certains points vulnérables du corps (la gorge, les yeux, les oreilles), les coups de pied sur la poitrine ou la taille et le tirage de cheveux. S’il aboutit rarement à des KO, l’impact lors du premier contact, après la poussée des combattants, est extrêmement violent. Imaginez deux poids-lourds qui se jettent l’un contre l’autre de toute leur force et regardez la vidéo ci-dessous du jeune Ryutaro terrassé par une manchette de son adversaire pour vous en faire une idée plus précise.

Un sumotori KO

Un arbitre de sumo KO

La victoire se joue parfois sur quelques millimètres ou dixièmes de seconde, et l’arbitre gyoji est alors secondé par les cinq juges (d’anciens lutteurs appelés shimpan) assis autour du dohyo. Si la décision du gyoji prête à discussion, les shimpan peuvent se réunir au centre du dohyo pour se concerter et décider du vainqueur. Et s’ils ne se mettent toujours pas d’accord, ils peuvent encore faire appel à d’autres juges qui disposent de la vidéo. S’ils n’arrivent pas à décider du nom du vainqueur ou en cas d’égalité parfaite, ils peuvent demander à ce que le combat soit rejoué. A ce titre, le gyoji a dans la ceinture de son costume en soie, très élaboré et rappelant celui des prêtres shinto, un petit poignard. Si celui-ci lui servait traditionnellement à se faire seppuku en cas d’erreur (une forme rituelle de suicide masculin par éventration aussi connue sous la forme d’harakiri), il n’est aujourd’hui que symbolique. Les erreurs pourront tout de même se traduire par une démission. Quoi qu’il en soit, son travail comporte également des risques importants.

Ce qui caractérise également le sumo est l’absence de catégories de poids. Si le sumotori pèse aujourd’hui en moyenne 155 kg (114 kg en 1953), il n’est pas rare d’assister à des combats opposant un rikishi deux fois plus lourd que son adversaire. Le plus lourd reste Konishiki Yasokichi, le lutteur originaire d’Hawaï, qui, dans les années 90, pesait à son maximum 287 kg. Et le plus léger à la même période, Mai-no-Umi, atteignait à peine 98 kg, presque trois fois moins. Leurs confrontations ressemblaient alors à de véritables remakes de “David contre Goliath”, où poids et stabilité du premier contrastaient avec rapidité des réflexes du second, comme le montre cette vidéo impressionnante. Les rikishi sont classés selon leurs performances durant les tournois et le classement, appelé banzuke, est refait après chaque saison en fonction des victoires et défaites de chacun. Pour devenir yokozuna, le sumotori devra généralement remporter deux tournois et être promu par un conseil, puis par la direction de l’association des sumo. Il n’y a pas de critère absolu ni de règles précises mais la force, la technique, la grâce et la dignité du rikishi sont prises en compte, ainsi que ses performances générales lors des tournois. Une fois ce stade atteint, et en sachant qu’il ne peut y avoir plus de quatre yokozuna en même temps, il ne pourra plus en être déchu. Il lui sera toutefois demandé de se retirer dès lors que ses résultats ne seraient plus à la hauteur de son rang. Il y a précisément trois yokozuna à l’heure actuelle, depuis que Harumafuji, promu en 2012, a dû démissionner en novembre 2017 :

HAKUHO : promu en mai 2007, qui est détenteur du record de 37 victoires
le sumotori Hakuho
KAKURYU : promu en mars 2014
le sumotori Kakuryu
KISENOSATO : promu en janvier 2017.
le sumotori Kisenosato

Un des nombreux aspects fascinants de ce sport repose aussi dans la tenue des lutteurs. Nus, ils ne portent sur eux qu’une épaisse ceinture appelée mawashi dont la longueur varie de 9 à 14 mètres suivant leur corpulence. Six tours de taille sont généralement nécessaires pour conférer à la ceinture une épaisseur d’une dizaine de centimètres. Le mawashi joue un rôle capital dans la technique du sumo puisque c’est le seul élément qui permet au lutteur d’avoir une prise solide sur son adversaire. La durée du combat contraste avec le temps alloué aux sumotori pour leur préparation. Dès qu’ils montent sur le dohyo, les lutteurs de sumo disposent de quatre minutes pour procéder au rituel immuable de préparation mentale et physique. Après la purification de la bouche grâce à de l’eau fortifiante (qu’il ne fait que mettre en bouche avant de la recracher), le sel entre en jeu. Il a ici un rôle important puisque, dans la tradition shintoïste, son effet purifiant permet de chasser du dohyo les esprits malsains. Il en serait ainsi utilisé plus de 40 kg par jour de tournoi. C’est à ce moment-là aussi que les lutteurs se font face à face et se confrontent du regard. Par le passé, un rikishi pouvait terrasser son adversaire par un regard appuyé, l’autre renonçant au combat s’il y voyait une défaite assurée. Cette phase est donc capitale et participe, avec tous les aspects particuliers de ce sport, à la beauté du spectacle.

David contre Goliath

Un arbitre de sumo KO

LE TOURNOI DE SUMO AU RYOGOKU KOKUGIKAN (両国国技館)

Le Ryogoku Kokugikan est le temple du sumo au Japon depuis 1984. D’une capacité de 11000 places, il accueille aussi des combats de catch. Si vous voulez être au plus près du dohyo, il vous faudra débourser une grosse somme et réserver longtemps à l’avance au guichet du Kokugikan, dans les konbini Lawson ou via le site officiel, surtout pour les combats du week-end. Il y a six grands tournois durant l’année qui se déroulent durant les mois impairs et commencent le deuxième dimanche du mois. Chaque tournoi dure deux semaines:

  • TOKYO : Janvier, Mai et Septembre
  • OSAKA : Mars
  • NAGOYA : Juillet
  • FUKUOKA (Kyushu) : Novembre

Les places s’y arrachent en quelques heures, mais si vous vous y prenez au dernier moment, il reste encore une solution. Les 300 places du dernier rang sont en effet mises en vente le jour même aux guichets du Ryogoku, dès 8h du matin. Cela implique de se lever très tôt pour se glisser dans la file d’attente et être bien en place à l’ouverture des guichets. Ce sont les billets les moins chers (un peu plus de 2000 yens) mais la vente se fait sur la base d’un billet par personne. N’espérez donc pas déléguer une personne du groupe pour acheter tous les billets car c’est impossible. Cela veut dire aussi que vous pourrez même assister au dernier jour du tournoi si vous êtes prêt à vous lever à l’aube (cérémonies supplémentaires, encore plus de tension dans les derniers combats si le sort n’est pas encore joué, remise du trophée au vainqueur). Si le quota est dépassé, les organisateurs du tournoi de sumo vous inviteront à aller dans une liste d’attente, en sachant que les chances de désistement au dernier moment sont, à l’inverse des sumotori, très minces.

Une fois le billet en poche, les portes du Ryogoku vous sont grandes ouvertes pour la journée. Vous n’êtes pas obligé d’y entrer tout de suite évidemment, mais si vous le faites, sachez qu’un tampon vous permettra de sortir de l’enceinte et d’y revenir quand vous le désirez (une seule sortie est cependant permise). La partie la plus intéressante de la journée, celle où les meilleurs lutteurs s’affrontent, se déroule entre 16h et 18h. Le début de la journée est lui consacré aux plus jeunes. Le spectacle reste malgré tout très intéressant et c’est à ce moment que vous pourrez vous rapprocher du centre de la salle. La salle justement est encore vide à ces heures matinales et, avec le dohyo en son centre surmonté de la reproduction d’un toit de temple shinto, la première vision est tout simplement époustouflante. Elle est divisée en deux parties. La première, la plus proche du dohyo, ne comporte que des places assises à la japonaise (en tailleur, attention les engourdissements) et la seconde, le balcon, est équipée de fauteuils classiques. Rien ne vous oblige à rejoindre votre place du dernier rang dès le début. Ce sera justement l’occasion d’occuper les zabuton, les coussins disposés autour du dohyo, qui coûtent normalement une petite fortune et qui restent parfois inoccupés jusqu’aux derniers combats de la journée. Il vous faudra évidemment respecter les règles que le personnel ne manquera pas de vous rappeler. Mais ils sauront rester tolérants jusqu’au début de l’après-midi si vous restez discret et respectez leurs consignes tant que le véritable occupant ne le réclame pas.

Si vous choisissez de rester assister au tournoi de sumo toute la journée, vous verrez la salle se remplir petit à petit et l’ambiance devenir de plus en plus électrique. La journée se déroule au rythme des combats qui s’enchaînent à une vitesse folle et de façon quasi ininterrompue. Les lutteurs arrivent selon leur division et leur grade, et ce n’est qu’à partir du milieu de l’après-midi que les mieux classés commenceront à prendre leurs marques. Vous verrez également la corpulence des sumotori évoluer, même si certains jeunes sont déjà très imposants. Leur coupe de cheveux (le chonmage) ainsi que leur mawashi deviennent également plus élaborés. Les bacs de sel sont progressivement amenés autour du dohyo car seuls les grades supérieurs ont le droit d’exécuter le rituel de purification avec. Destiné normalement au sol du dohyo, vous en verrez parfois s’en jeter en petite quantité sur les jambes avant de se lancer dans l’arène. Vers 16h enfin arrivent les quarante meilleurs sumotori du moment, la division des Maku-uchi (les champions attitrés), en deux groupes. Ceux qui viennent de l’aile Ouest d’abord arrivent en file indienne, toujours en commençant par les moins gradés, et sont appelés un par un à monter sur le dohyo. C’est l’occasion d’admirer leurs magnifiques tabliers de parade appelés kesho-mawashi. Généralement offerts par les associations de fans, les sponsors et les collectivités locales, ils sont superbement brodés de dessins originaux avec le nom du lutteur et coûtent très cher. Une fois tous réunis sur le dohyo en cercle, ils se présentent au public en effectuant une petite danse. Ils font ensuite le tour du dohyo avant de se retirer et de laisser la place aux rikishi de l’aile Est. Puis viennent les, un à un, accompagnés de deux autres , en principe des lutteurs de la même écurie, pour une courte cérémonie de présentation individuelle et plus élaborée. Il a aussi son et porte à la taille une grosse corde. La est le symbole de son rang qu’il doit toujours porter lors des cérémonies. C’est un grand moment, très apprécié des spectateurs, à ne manquer sous aucun prétexte.

Certains sumotori sont plus appréciés que d’autres et leurs supporters n’hésiteront pas à le faire savoir. N’hésitez pas à hausser la voix aussi, ça participe à l’ambiance. Un match peut ne durer que quelques secondes et chaque lutteur n’en a qu’un par jour. Son adversaire sera tous les jours différent mais ne pourra jamais être de la même étable que lui. Les derniers matchs de la journée seront ceux des sumotori les mieux gradés et, en fin de tournoi, les yokozuna entre eux. Si un yokozuna perd, vous verrez alors les zabuton voler dans l’enceinte, ce qui participe encore plus à l’originalité de l’expérience. À noter une dernière cérémonie admirable pour clôturer la journée de tournoi. Les Japonais, impatients de quitter les lieux pour rejoindre au plus vite le train, l’ignorent généralement mais elle est, pour nous étrangers, très belle : la cérémonie de l’arc. Un lutteur fait tournoyer entre ses mains à une vitesse incroyable un arc sans corde et c’est réellement impressionnant ! Ce sera le sumotori qui aura accumulé le plus de victoires durant les deux semaines qui gagnera le tournoi. Et s’il y a égalité entre deux rikishi à l’issue des matchs réguliers, c’est une dernière confrontation qui les départagera dans une ambiance folle. Le vainqueur gagnera le tournoi, le trophée, beaucoup d’argent et pas mal d’autres récompenses. Vous pourrez voir cette cérémonie si vous assistez au dernier jour du tournoi. Le Ryogoku Kokugikan est très facilement accessible en train par la ligne JR Chuo-sobu, à deux stations de Akihabara. La salle est visible du quai de la gare avec un imposant toit de couleur verte et l’entrée se trouve à 200 mètres seulement de la sortie nord-ouest de la gare de Ryogoku.

Les champions de Sumo

Le Yokozuna

LE TOURNOI DE SUMO DU YASUKUNI JINJA (靖国神社)

En-dehors des six tournois officiels, les sumotori ne se reposent pas. En plus des entraînements quotidiens, ils effectuent aussi des tournées en province et même parfois à l’étranger. Il y a cependant un tournoi de sumo spécial qui est organisé chaque année et, si vous avez la chance d’être à Tokyo à ce moment, c’est un rendez-vous à inscrire impérativement sur vos agendas. Le sanctuaire Yasukuni-Jinja (littéralement “le sanctuaire du pays apaisé”) est un très beau bâtiment construit en 1869 à deux pas du Palais impérial pour célébrer la mémoire des Japonais morts au combat et leur rendre hommage. C’est un des sanctuaires les plus célèbres de la ville, notamment pour son cerisier de référence qui détermine la période officielle de floraison des sakura, mais il a une réputation très particulière et fait l’objet de polémiques récurrentes depuis 1978. En effet, parmi les 2,5 millions d’âmes de Japonais qui y sont déifiées se trouvent celles de quatorze criminels de guerre militaires. Et chaque fois que le Premier Ministre vient y faire une visite officielle, c’est une myriade de critiques qui tombe sur le gouvernement, surtout de la part de ses voisins chinois et coréens qui y voient un affront. Le pauvre Justin Bieber pourrait en témoigner: il a provoqué un véritable scandale et reçu toutes sortes de critiques de la part de ses fans chinois et coréens pour être allé visiter le sanctuaire durant ses vacances à Tokyo en avril 2014.

Mais ce qui nous intéresse en priorité est l’amphithéâtre qui se trouve à côté du musée yashukan et le dohyo en contre-bas. En effet, tous les ans au début du mois d’avril et pour marquer le début de l’année traditionnelle (la floraison des sakura) sont organisés dans plusieurs villes du Japon des tournois de sumo. Le Honozumo, même s’il oppose sans réel enjeu et dans une ambiance très détendue, voire intimiste, les 200 meilleurs sumotori de l’archipel, est considéré comme l’un des plus importants de la discipline. Le tournoi est organisé ici pour permettre aux lutteurs d’avoir un accès direct au temple et de pouvoir prier pour leurs futures victoires. C’est une occasion parfaite pour les approcher, les saluer, peut-être même avoir un autographe ou une photo, et profiter d’un superbe spectacle en plein air. D’autant plus qu’il est gratuit ! Loin des compétitions officielles, les combattants sont moins sérieux qu’à l’accoutumé (un lutteur doit savoir rester stoïque et ne sourit pas quand il est en tournoi, même après une victoire), l’atmosphère générale formidable, même s’il commence à faire chaud à cette période de l’année. Pensez bien à la casquette car il n’y a pas d’ombre ! Et le spectacle est exceptionnel. Mais comme toute manifestation à Tokyo, il faudra arriver tôt pour avoir une place assise dans l’amphithéâtre, et encore plus tôt si vous voulez être assis autour du dohyo. Jusqu’à 8000 personnes peuvent venir assister à l’évènement qui commence à 9h et s’achève dans l’après-midi. Vous pourrez évidemment déguster le chankonabe dans des stands alentour. Le Yasukuni Jinja est accessible par train avec les lignes JR Chuo, Sobu et Keihin-Tohoku. Le sanctuaire est à quelques minutes à pied de la station de Iidabashi. Vous pourrez également rejoindre le sanctuaire par le métro, en prenant les lignes Shinjuku, Tozai ou Hanzomon. Il vous faudra là encore marcher quelques minutes à partir de la station Kudanshita.

LE MUSÉE DU SUMO ET LES ÉTABLES JAPONAISES

Si vous n’avez pas la chance d’être à Tokyo pendant la tenue d’un tournoi de sumo, vous aurez toujours la possibilité de vous imprégner de cette ambiance bien particulière. Vous pourrez d’abord aller sur les lieux du tournoi, très facilement accessible en train. Au Ryogoku se trouve le musée du sumo. Une demi-heure devrait vous suffire à le visiter car il est petit et les objets qui y sont présentés, même s’ils sont souvent d’une incroyable beauté, présentent un intérêt moindre pour le non-initié. Ouvert du lundi au vendredi de 10h à 16h, et tous les jours en période de tournoi, il est d’accès libre (sauf évidemment pendant le tournoi où il vous faudra un billet pour pouvoir accéder à l’enceinte). Il présente de plus la particularité d’évoluer régulièrement afin de rendre chaque visite unique. Il faut dire qu’avec plus de 30000 pièces de collection à sa disposition, il y a vraiment de quoi faire. C’est ainsi que l’exposition et même le thème changent tous les deux mois. Il est bon à signaler que les photos sont ici interdites. Une petite boutique se trouve également à proximité si vous désirez ramener un souvenir de votre visite. Enfin, il vous sera également possible de visiter l’une des 44 heya, nom donné à l’écurie qui forme les champions, pour leur rendre visite pendant leur entraînement. La plupart sont situés dans le quartier de Ryogoku et on pourra vous en indiquer l’emplacement, carte à l’appui, au centre d’information qui se trouve à une minute de marche de la gare.

Certaines heya, appelées stable en anglais, acceptent les touristes de passage sur la base du “premier arrivé, premier servi” car les places sont très limitées. Comme pour le billet du dernier rang, il faudra donc se lever très tôt si vous désirez assister à ce spectacle instructif et gratuit. Il suffit de s’y présenter avant 7h du matin et de demander en japonais s’il est possible d’assister à l’entraînement. Après vous être déchaussé, vous pourrez rejoindre les coussins mis à votre disposition, tout en restant discret. L’écurie s’apparente plus à une confrérie puisque c’est une véritable vie en communauté qui leur est imposée. C’est ici que les lutteurs suivent un apprentissage rigoureux dès leur entrée. Il leur faudra par exemple se coucher avant 22h pour pouvoir suivre les séances d’entraînement éprouvantes dès 5h du matin (les gradés commencent un peu plus tard) et vivre l’hiver dans un local non chauffé et sans vêtements chauds. Conduire une voiture leur sera aussi interdit à partir de ce moment. Le lutteur devra d’abord maîtriser son corps et il faudra pour cela endurer un régime alimentaire strict sur la base de deux repas copieux par jour. Il gagnera ainsi en force mentale et spirituelle, la devise du sumotori étant “vaincre dans le sumo, c’est aussi se vaincre soi-même”. Il est à rappeler à ce niveau que lors d’un tournoi, deux rikishi de la même écurie ne peuvent pas se rencontrer, sauf s’ils finissaient ex æquo et qu’un ultime match devait les départager. A l’issue de l’entraînement, il vous sera éventuellement possible de prendre une belle photo souvenir avec ces lutteurs hors norme.

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